Quel avenir pour les vieux diesels ?

Olivier | 07/12/2018

Quel avenir pour les vieux diesels ?

Transition écologique oblige, outre la taxation toujours plus importante des diesels, les vieux véhicules roulant au gazole ne sont déjà plus autorisés à circuler dans Paris. A compter du 19 juillet 2019, les véhicules diesel construits avant 2001 seront carrément bannis de toute la métropole du Grand-Paris !

Quelle zone sera concernée par cette interdiction de circulation ?

Délimitée par l’autoroute A86, la « Zone à Faibles Emissions » ZFE, sera effective dès juillet 2019. Elle concerne donc au total 79 communes (dont Bobigny, Versailles, Antony, etc.) et forme une ceinture tout autour de la capitale française. Ainsi l’ont décidé les élus de la métropole du Grand-Paris le 12 novembre 2019. Elle concerne les véhicules les plus polluants : les diesels de plus de 18 ans (immatriculés avant 2001), et les véhicules essence de plus de 21 ans, qui seront donc interdits de circulation dans ce périmètre. A l’arrêt donc les véhicules portant les vignettes Crit’Air 5 et ceux sans vignettes (diesels et essences immatriculés avant 1997)! Petit rappel tout de même, avant d’entrer officiellement en vigueur, cette mesure doit faire l’objet de différentes consultations des habitants de toutes les communes concernées. Les 79 maires devront ensuite prendre des arrêtés stipulant la mise en place effective de l’interdiction.

Le calendrier de l’interdiction de circulation du Grand-Paris

D’abord mise en place dès l’été 2019 pour le Grand-Paris, la mesure rejoindra celle décidée pour la capitale d’ici 2022. Cette fois-ci elle concernera les véhicules portant la vignettes Crit’Air 3 (diesels de 2006 à 2010, essences entre 1997 et 2005), qui seront donc alors interdits de circulation. En 2024, viendra le tour des Crit’Air 2, puis les Crit’Air 1 en 2030 ! Seuls les véhicules « propres » seront alors autorisés à circuler dans Paris, et dans la métropole du Grand-Paris.

Des mesures de restriction déjà en place ailleurs

Ce principe de zones restreintes est déjà en place dans certaines grandes villes. A Grenoble, par exemple, cette zone couvre 49 communes réparties sur la métropole. A Lille, elle porte sur le centre-ville ainsi que 11 communes en périphéries. A Strasbourg, plusieurs villes environnantes interdisent les voitures ne portant pas d’autocollant compris entre 0 et 3.

Vers une mise en place de péages urbains dans les grandes villes

Sur le plan des mesures qui vont à coup sûr réjouir les automobilistes, on trouve aussi les fameux péages urbains dont on commence à entendre parler. Dans plusieurs métropoles françaises, dont Paris, un astucieux système de télépéage enregistrerait alors chaque passage de tous les véhicules qui entreraient en ville. Chaque automobiliste recevrait ensuite la facture en fin de mois. Largement de quoi donner envie aux gens de se limiter aux périphéries, sanctuarisant toujours plus les centres-villes. Le but avoué étant bien évidemment de limiter la circulation pour faire baisser la pollution. En clair, on ferme les portes, en saturant les périphéries et rocades. Encore en projet, ces péages seraient décidés en dernier lieu par les autorités locales, qui les plafonneraient à 2,5 ou 5 euros. A suivre.

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